I see faces
Processing, HTML/CSS, fichiers générés et impressions, dimensions variables · 2022
Ce projet de design génératif, développé avec Processing dans sa version originale, met en jeu une grille de losanges symétriques dont les agencements binaires (en noir et blanc) appellent la projection. Très vite, l’œil humain y devine des visages, des expressions, des figures. Phénomène bien connu : la paréidolie. Mais ici, c’est l’ordinateur qui produit ces formes, et nous qui les cherchons. Une boucle se referme : celle de l’humain comme machine à reconnaître, et de la machine comme générateur de motifs à interpréter.
Le titre, emprunté à un hashtag viral sur Twitter, fait écho à l’hypermodernité du geste : repérer, isoler, classifier, taguer. Pourtant, l’image reste indéterminée. Le bruit (noise) devient matière première. Ce qui aurait pu être une interférence devient source formelle. La série engage ainsi une réflexion sur la matière même de l’image, sur ce qui est dedans, en deçà ou au-delà du visible.
Étrangement, ce travail fait écho à un autre, présenté à l’École des beaux-arts de Wavre en 2012, réalisé à l’aide d’un scanner mobile (un appareil que j’affectionne particulièrement) et de Google Earth (scanner Google Earth est une expérience conceptuelle en soi ;-) ).